22.10.2009

Bretagne : Quand l’UMP saborde sa campagne des régionales

A voir comment les clans de l’UMP bretonne affichent chaque jour dans la presse locale le triste spectacle de leurs querelles internes pour briguer leur tête de liste officielle pour aller à la bataille des régionales, cela donne du baume au coeur aux diverses formations de la gauche et du centre. Paradoxalement cette bisbille par médias interposés semblerait renforcer désormais le candidat “officiel” désigné par les militants bretons de la formation de la majorité présidentielle, tout en mettant en exergue le comportement détestable de leurs notables. Jacques Le Guen n’ayant même pas besoin de jouer la carte de la victimisation, ses adversaires le faisant pour lui en se décridibilisant aux yeux de l’opinion publique avec leurs arguments de mauvaise foi.

Entre un choix légitime des militants de base suite à une règle définie au sein même de l’UMP et le côté mauvais joueur des barons locaux qui voudraient en pleine partie refaire la règle du jeu parce que le candidat n’est pas leur championne, la confirmation de l’investiture de Le Guen par les instances nationales de l’UMP semble apparaître une évidence au risque de donner matière à des effets collatéraux politiquement suicidaires. La droite bretonne s’étant déjà assez ridiculisée sur cette querelle de notables, il serait temps pour elle de siffler la mi-temps au lieu d’en arriver à démotiver définitivement la base électorale de la majorité présidentielle... au grand plaisir de leurs adversaires.

Le soutien à Bernadette Malgorn par le Nouveau Centre d’Ille et Vilaine et le soutien du Parti Valoisien (parti radical de Borloo) ne faisant que rajouter de la confusion à la confusion au lieu de servir l’intention initiale qui était d’habiller la candidature de l’ex-préfète d’une caution politique unitaire de façade. Le Nouveau Centre ayant annoncé qu’il serait probablement présent de façon autonome au premier tour avec la désignation de Loïck Le Brun comme tête de liste, cela laisse peu de marge de manœuvre à l’ambition de Bernadette Malgorn. Quoiqu’il en soit, il ne serait pas surprenant que dans les jours prochains de nouveaux rebondissements viennent se rajouter à un scénario déjà mal ficelé et un peu trop téléphoné. Avec une telle mise en scène, il ne faut pas s’attendre à du grand spectacle. Certains prédisent déjà deux listes de la majorité présidentielle : celle officielle de l’UMP menée par Jacques Le Guen. L’autre regroupant au final le Nouveau Centre et le Parti Radical Valoisien soutenue par les barons dissidents de l’UMP et avec à sa tête... Bernadette Malgorn. Que du bonheur, que du bonheur...

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